mardi 30 octobre 2012

Méditerranées

C’est le film d’Olivier Py Méditerranées qui a remporté le Grand prix du 12e festival du court métrage de Nice Un festival c’est trop court. On voit sur la photo ci-dessous, les quatre membres du jury de la compétition européenne : Anne-Lise King, Corine Marienneau (ex-bassiste du groupe Téléphone), Hubert Gillet et Caroline Ducey écouter les remerciements d’Olivier Py, absent, transmis par sa mère.

J’ai donc eu le plaisir de revoir ce film pendant la cérémonie de clôture, film dont je disais dans le message publié samedi 27 octobre que c’était celui qui m’avait le plus touché. Le programme du festival le présente ainsi : « Exhumés après 25 ans, des films 8mm donnent lieu à une méditation sur le destin d’une famille et d’une génération. « Méditerranées » est une autofiction, l’histoire d’un couple, d’une famille, qui se confond avec l’histoire de l’Algérie et de la France. »
A la première vision, passé le moment d’agacement au ton précieux et un brin ampoulé du commentaire et la diction grandiloquente d’Olivier Py, j’ai vite été touché par tout ce qu’il disait sur la transmission, l’apparence, la réalité… le désir qui s’exprime par la caméra. Tout le discours à propos du film, je l’entendais à propos de la photographie. Chez moi aussi la nostalgie du présent est là. Tout cela est fort loin de la Méditerranée au bord de laquelle je n’ai pas grandi.
Pourtant à la seconde vision du film c’est l’Algérie qui a ressurgi de mes souvenirs d’enfance. Sans doute en 1958, peut-être un peu avant, mon oncle qui était gardien de la paix à Nanterre m’a emmené « visiter » le bidonville de Nanterre où s’entassaient dans des conditions d’insalubrité terribles près d’une dizaine de milliers d’Algériens. Peu après, le frère de mon oncle, lui aussi agent de police a été victime d’un attentat perpétré par le FLN contre le commissariat devant lequel il était en faction. Au début des années 80, j’ai habité boulevard Voltaire presque à l’angle de la rue de Charonne au-dessus de la station de métro où le 8 février 1962 neuf manifestants anti-OAS trouvèrent la mort.
Olivier Py, né le 24 juillet 1965 à Grasse a réalisé Méditerranées, un film sur la perte de l’enfance, un film sur l’Histoire à partir des images de l’intimité de ses parents... Enfin c’est un film sur le cinéma, puisque le cinéma est un art où la nostalgie de la lumière est l’origine de tout.
Pour voir le palmarès complet du festival cliquez ici.

lundi 29 octobre 2012

Mal poli 4

Des tireurs de langue, j’en ai trouvé dans toutes les professions, voici quatre exemples pour vous en convaincre ;

 Celui-ci est contrôleur de train, photographié sur son lieu de travail.

Elle est danseuse, performeuse, photo prise à l’issue d’un débat.

Je ne pouvais pas ne pas mettre un bibliothécaire.

Et photographié sur les quais de Seine, un bouquiniste.
« Tirer la langue est une grimace, une façon gentille d'être méchant ou méprisant. C'est moins violent, moins menaçant, que de montrer le poing, car avec un poing brandi on peut frapper, tandis qu'avec une langue tirée on ne peut que lécher. Et donc tirer la langue, cela veut dire : je me moque de vous, de vos valeurs, de vos postures mais, pour ce faire, je m'expose moi-même à mon désavantage, dans une expression peu flatteuse, et aussi vulnérable qu'au moment de montrer la langue au médecin. » Dixit Alain Fleischer.  
Pour vos commentaires, je vous en prie, évitez d’être mal poli

samedi 27 octobre 2012

Photo de la semaine 43


Du 23 au 28 octobre se tient le 12e festival du court métrage de Nice Un festival c’est trop court. Le festival comporte plusieurs sections. J’essaie de suivre la compétition européenne qui présente en 8 séances 44 courts métrages. Pour cette section toutes les projections ont lieu au cinéma le Rialto où jeudi en sortant j’ai discuté brièvement avec Jean-Baptiste Germain qui a bien voulu poser devant l’affiche du festival
Le chant du coquelicot, le court métrage de Jean-Baptiste Germain a reçu un bon accueil du public nombreux à la séance de 20 heures ; en semaine le public est malheureusement plus clairsemé aux séances de l’après-midi. J’ai bien apprécié ce film sur la complexité des rapports père/fils adoptif. Mais de tous les films vus à l’heure où j’écris ce texte, celui qui m’a le plus touché est Méditerranées d’Olivier Py.
Vous trouverez les autres participants à cette chronique hebdomadaire sur le blog d’Amartia dans sa rubrique La photo de la semaine

jeudi 25 octobre 2012

Mal poli 3

Quelques-uns de mes amis dessinateurs n’aiment pas être pris en photo, ils ont donc préféré me faire parvenir leur autoportrait en mal poli. En cliquant sur leurs noms, vous pourrez découvrir leurs blogs.



Fred qui s’est enjolivé
Pour vos commentaires, je vous en prie, ne soyez pas mal poli

mardi 23 octobre 2012

samedi 20 octobre 2012

Photo de la semaine 42

Je rentre d’un court séjour en Arles où j’ai photographié ce pan de mur sur lequel figure une plaque dont je reproduis le texte sous la photo.

Vestige du rempart médiéval contre lequel s’appuyait la tour de la porte des prêcheurs ou frères dominicains. Elle fut photographiée en 1854 par Charles Nègre (1820-1880). Le nom du quartier dit « l’Arc de Constantin », situé au sud du rempart, rappelle le souvenir d’un arc de triomphe édifié au IVe siècle et détruit au XVIIe siècle.
Cette photo de la semaine est ainsi en quelque sorte une suite au message précédent Mise en abyme.

Vous trouverez les autres participants à cette chronique hebdomadaire sur le blog d’Amartia dans sa rubrique La photo de la semaine